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Wed, 22 Mai 2019 17:00:00 - A Cormeilles en Vexin
N° 1224 - Une Ă©mission partisane et orientĂ©e

17h00 TU, 19h en France

Bonjour Ă  tous,

Je viens de passer une petite dizaine de jours dans le Sud pour
continuer à travailler sur le réservoir d’eau d’Harmattan. J’avais
entrepris de le réaliser en PEHD soudé.

C’est une sorte de plastique. J’ai investi dans de l’outillage, de la
matière et j’ai passé plusieurs semaines là-dessus. Je commençais à
bien réussir mes soudures mais lorsque j’ai voulu mettre le premier
caisson de mon réservoir en eau j’ai fini par comprendre que j’étais
sur une mauvaise piste.

C’était très léger, extrêmement solide mais j’avais des fuites à
chaque coin. Mes réservoirs sont trop compliqués, trop biscornus pour
être réalisés ainsi. J’ai tenté de solutionner ces fuites mais le
résultat ne me satisfait pas, ce n’est pas assez sûr et je ne veux pas
risquer d’avoir une fuite plus tard. Ce fut tout de même une
expérience intéressante.

Je suis donc reparti sur un réservoir en époxy, ce que je maitrise à
la perfection. De plus c’est un réel plaisir à réaliser. Je découpe
une forme en contreplaqué marine de 5mm que je stratifie. L’intérieur
est réalisé en époxy alimentaire, l’extérieur en époxy standard. Je ne
mets pas du contreplaqué partout, le long de la coque je stratifie
directement sur une feuille de polyane et j’ai ainsi une forme
parfaite. C’est juste un peu plus lourd que le PEHD mais la durée de
vie sans problème est infinie.

J’ai repris le TGV à la gare d’Aix en Provence hier au petit matin car
j’avais un rendez-vous à l’hôpital Saint Louis de Paris à 14h30. On
devait me retirer un petit cancer de peau pas très méchant sur la
tempe gauche. C’est la première fois cette année et je n’en ai pas eu
en 2018. Ce sont des pros, ils pratiquent cela à la chaîne. Cela a été
réalisé en 30 minutes dont la moitié du temps pour la couture !!!!
Quel changement avec Pontoise où je passais la journée à l’hôpital.

Hier au soir en dînant je découvre que le magazine « Enquête de santé
» présenté par Marina Carrère d’Encausse est consacré à la dialyse et
la greffe. Bien entendu je ne peux pas rater cela. Malheureusement les
journalistes manquent souvent d’honnêteté intellectuelle. C’est
lamentable, inadmissible et intolérable.

L’émission était partisane et orientée. Heureusement, tout n’était pas
Ă  jeter. Le but Ă©tait de faire la promotion de la greffe de rein, ce
qui est une bonne chose et l’accent était porté avec insistance sur le
mal français qu’est la gestion de l’argent publique.

En France la Sécurité Sociale est extrêmement généreuse et mal gérée.
Une séance de dialyse coûte dans notre pays plus de 1000€ alors
qu’elle n’est que d’environ 500€ dans les pays voisins. De ce fait on
a tendance à laisser les gens en dialyse car c’est une manne
financière pour beaucoup.

De ce fait, dans notre pays 55% des malades rénaux sont dialysés et
45% greffés. Ces pourcentages sont inversés dans la plupart des pays
Européens et certains atteignent même 70% de greffés !!! Le budget
annuel français pour ces traitements est de 3,8 milliards dont 3,1
Milliards pour la dialyse (55%) et seulement 0,7 Milliards pour la
greffe (45%). Ces chiffres se passent de commentaires. Malgré la
nécessité de faire des économies rien ne bouge dans notre pays.

Malheureusement, pour bien enfoncer le clou, la dialyse péritonéale
n’a pas été évoquée. Marina, que j’ai rencontré deux fois au magazine
de la santé, a passé sous silence cette méthode de dialyse (qu’elle
connait donc bien) et tous ses avantages.

Le but était de dire que la dialyse est une prison. Ce n’est pas du
tout le cas avec la dialyse péritonéale qui apporte une très grande
liberté. Le deuxième but était de dire que la dialyse est extrêmement
chère. C’est le cas de l’hémodialyse qui coûte plus de 3 000€ par
semaine alors que ce n’est pas vrai avec la dialyse péritonéale. Nous
sommes autour de 300€ soit dix fois moins.

Ainsi pour faire passer des idées on n’hésite pas à occulter une
partie de la réalité. C’est inadmissible et ceci explique encore une
fois pourquoi, en France, beaucoup de gens ne peuvent profiter de tous
les avantages de la dialyse péritonéale. Pendant quinze ans j’ai pensé
que le jour où je serais dialysé ma vie serait terminée alors que la
dialyse ne m’a pas empêché de vivre les plus belles années de ma vie.

A bientĂ´t


Jean-Louis
[...]
    
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